Le poids mental

 Le poids mental

 

Cette expression est proposée par le Dr Maurice Larocque, célèbre médecin canadien, nutritionniste de l’Obésité. Il souligne qu’avant tout, le problème du surpoids est un problème venu du mental et que suivre uniquement un régime, c’est traiter un symptôme sans éliminer la cause du problème.

Il vaut mieux, dit-il, ne pas suivre de régime si nous ne sommes pas prêts à modifier les causes du problème. Bien sûr, comme l’arrêt du tabac ou toute autre addiction, l’entrainement à travailler sur soi est incontournable. C’est comme pour obtenir des performances sportives !! 

Toutefois, les personnes prisonnières d’un surpoids important ne font pas toujours le lien entre certains faits de leur vie et leur problème de poids.

Balayés les mythes du tout génétique, du tout hormonal ou de la responsabilité des régimes comme conséquence de prise ou de reprise de poids. Des études répétées ont nuancé ces concepts. Influence certes, mais non exclusive, loin de là !

 

Maurice Larocque a établi un questionnaire afin de refléter le poids mental des patients.

Il a constaté qu’environ 50% des personnes qui consultent pour surpoids ont à 10% près le poids mental équivalent au poids corporel. Que 40% des patients ont un poids mental supérieur voire très supérieur au poids corporel grâce à un combat quotidien par la volontéIls freinent leurs comportements automatiques vers l’excès de poids.

Ainsi des patients souffrant d’anorexie ont un poids mental très élevé mais le contiennentpar un auto-contrôle permanent épuisant et aliénant.

Certains patients n’atteignent jamais leur poids mental du fait d’un métabolisme très élevé, d’une dépense énergétique accrue par l’activité physique, ou d’une hérédité favorable.

D’autres, suite à un tabagisme excessif. Mais, rappelle Maurice Larocque, de mauvaises habitudes physique et psychologique conduisent presque inévitablement vers un déséquilibre, vers la maladie. Il évalue le poids mental à partir des habitudes et attitudes.

Une douzaine d’habitudes pour la plupart alimentaires, sont énoncées dans le rapport fourni au sujet. Les bonnes et les mauvaises, celles à fortifier, à conserver et les secondes à améliorer pas à pas. Il faut trois à quatre semaines pour consolider une habitude.

Les attitudes, éclairent le sujet sur l’image de soi, la motivation, les buts existentiels, la culpabilité, le sentiment de méfiance vis à vis de soi et des autres, la passivité, l’agressivité.

Le questionnaire évalue aussi l’intensité des symptômes physiques causés par le stress et les émotions. Sont pris en compte le perfectionnisme, la dramatisation, le manque d’affirmation de soi, l’ennui, la solitude, les idées dépressives… 

Le docteur Larocque propose ensuite de rechercher via un autre questionnaire informatique les blocages de motivation, responsables directement ou indirectement des problèmes de poids. Par exemple, peur de l’échec ou du succès, la culpabilité, la sexualité, le manque d’affirmation de soi, un choc émotif, peur de la maladie, le bonheur dans la nourriture, la perte du contact avec le corps, le mariage, le travail, l’insécurité financière, l’éducation reçue durant l’enfance.

 

Suivent les 7 étapes de la déprogrammation :

  1. Identifier.
  2. Cesser de nier.
  3. Eliminer la culpabilité.
  4. Laisser sortir la colère.
  5. Vivre son deuil.
  6. Accepter.
  7. Pardonner.

 

C’est une approche qui a fait ses preuves.

Il y en a d’autres, complémentaires.

Comme le Triangle Dramatique du Sauveteur de Stephen Karpman.

Les Trois Cerveaux de Lears.

Les Concepts tirés de L’Analyse Transactionnelle de Eric Berne.

La PNL. Programmation neurolinguistique.

Et d’autres, que nous découvrirons ultérieurement.

Toutes ces démarches ont un but commun : Libérer l’Enfant qui est en nous. Et faire du bon Parent voire du reparentage. C’est à dire de la bonne re-programmation mentale. Notamment mettre à la corbeille, ce qui nous convient plus.

 

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