Les méthodes restrictives :

 

la diète protéinée.

Un peu passée de mode et de mauvaise presse de la part de certains médecins nutritionnistes, elle reste très efficace pendant la phase d’amincissement si pas de contre-indications médicales physiques et/ou psychologiques.
Le fameux « après, on reprend tout, voire plus..! « ou « » c’est dangereux pour les reins  » sont de mauvais arguments car évidemment si le médecin, et le patient n’ont pas une démarche globale, holistique, ce n’est alors que le symptôme qui est traité. Le profil psychologique doit être exploré, les frustrations de vie recherchées, l’activité physique, la vie familiale, professionnelle étudiées.

Mais si la personne ne fait rien, n’entame aucune démarche pour mincir, elle peut continuer aussi à prendre du poids, tranquillement…

La proposition alimentaire décrite précédemment, peut aussi conduire à l’échec.

Donc, l’outil utilisé pendant la phase d’amincissement est variable selon la situation.Il n’y a pas de vérité absolue, sauf celle de ne pas nuire à son patient. Ceci est mon expérience et celle de nombreux confrères nutritionnistes rompus à cet exercice qui est « de faire mincir et non « maigrir ».

En quoi consiste la diète protéinée

La diète protéinée consiste à supprimer les sucres, notamment le glucose. En nutrition, les sucres sont oui, la confiture, le chocolat au lait, les bonbons, etc… mais pas que…
Les céréales sont des sucres, les fruits , les légumes, les légumineuses aussi. Toutefois, on ne va pas tout supprimer.

On choisit ceux dont l’indice glycémique est bas, en tenant compte également de la densité glycémique ( voir votre moteur de recherche préféré ).
Car le carburant qu’utilise le corps est le glucose, notamment le cerveau, grand consommateur.
Si on freine très sensiblement cet apport, l’organisme après 24heures environ, aura épuisé ses réserves stockées dans le foie et les muscles. Il se tournera alors vers la masse protéique, c’est à dire les muscles triés pour fabriquer le glucose nécessaire. On appelle cette voie : la néoglycogénèse ( non, ce n’est pas un gros mot ! ). Voir le moteur de recherche. Je reparlerai de toutes ces notions ultérieurement de toute façon.
C’est pour cela que l’on complémente plus en protéines, pour protéger les muscles afin d éviter de maigrir justement. Le terme de diète hyperprotéinée est mal venu car en fait c’est hyperprotéiné par rapport au taux de sucres proposé mais pas tant par les quantités de protéines. J’aime mieux le terme Diète Protéinée. En troisième étape, l’organisme se tourne vers les acides gras de réserve, transformés en glucose par le foie.

Les méthodes restrictives : les régimes dits hypocaloriques.

Une diète protéinée est aussi hypocalorique. En général, 600-800 kcal.
Mais les patients n’ont pas faim, l’énergie étant prise dans les réserves en graisse au maximum.
Le régime hypocalorique simple propose en général une alimentation, allant de 1000kcal à 1800 Kcal.
La charge en sucre est présente ( fruits, céréales ), mais limitée et les entrées caloriques sont inférieures aux sorties c’est-à dire à la dépense énergétique. La voie métabolique consistant à fabriquer le glucose exclusivement par le foie et les muscles néoglucogénèse ) est fermée ou peu active. L’organisme utilise le glucose (limité ) apporté par l’alimentation.

Les méthodes restrictives : Les jeûns intermittents.

Cela consiste certains jours, à jeûner 16-18 h. Plus d’alimentation après le repas du midi ou après la collation de 16h.
C’est efficace et cela peut devenir une règle de vie, une habitude.
Je pense à une patiente qui a choisi de faire ce type de démarche tous les lundis après avoir minci via une alimentation hypocalorique. C’est son rituel.

Quelque soit la méthode, boire beaucoup d’eau, plutôt alcaline en général. 1,5 à 2 litres par 24h par exemple.

Quelque soit la démarche, il est vraiment recommandé d’être accompagné par un professionnel, médecin nutritionniste, diététicien spécialisé dans l’amincissement, ayant une démarche holistique. Cela signifie étudier l’aspect nutritionnel, micro-nutritionnel ( vitamines, oligo-éléments, qualité des acides gras, flore bactérienne, etc…) le profil psychologique de la personne, ses difficultés de vie éventuelles, son activité physique journalière, ses prises médicamenteuses.

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